.Chapitre 2.
[ Pov Tom ]
J'attends, j'attends mais rien ne se passe, ses yeux sont toujours clos. J'ai même envie de la réveiller mais les gars m'ont dit que je ne devrais pas et que je dois la laisser se reposer... D'ailleurs ils étaient tous septiques à l'idée que je la garde ici et ils ont probablement raison ...
Je la regarde dormir, elle ne bouge pas d'un cil et demeure dans son sommeil profond. Je décide alors de nettoyer son visage maculé de sang et je desinfecterai ses plaies lorsqu'elle sera réveillée.
Je prend un gant humide et enlève tant bien que mal tout le sang sans la réveiller mais sans grande réussite car elle ouvre enfin les yeux. Oui, enfin.
Elle regarde autour d'elle, ne sachant pas très bien où elle est et porte les mains à sa tête, elle doit surement avoir mal ce qui est normal vu son état. Je m'agenouille alors à ses côtés pour la regader dans les yeux.
Moi: Salut. Ca va? Tu n'as pas trop mal?
Question idiote, bien sur qu'elle a mal, c'est évident! Mais c'est déjà un bon début pour engager la conversation non?
Elle: Que... Qu'est-ce que ... Je fais là ...
Elle avait la voix si fébrile, elle était à bout de force, ça se sentait rien qu'au son de sa voix ...
Moi: J'ai vu des filles te frapper et je suis venu te chercher.
Elle: Quoi ?
Elle me regarde les yeux équariquillés, en dirait qu'elle commence seulement à emmerger et à se souvenir de ce qui s'est passé. Elle se lève alors mais à peine fait-elle un pas qu'elle vacille mais en homme parfait que je suis je la ratrappe à temps. Elle essaie de se debattre mais elle est bien trop faible. Je la porte une nouvelle fois sur le lit et l'allonge mais elle se relève tout de suite.
Moi: Reste allongée, c'est mieux pour toi.
Elle: Non, je ... je vais partir. Je n'ai rien à faire ici.
Moi: Si, te reposer et reprendre un peu de force.
Elle: Je n'en ai pas besoin!
Moi: Bien sur que si! Tu n'arrives même pas à marcher.
Elle me lance un regard de défi et retente à nouveau de se relever mais sans grand succès, ses jambes l'ont lachées. Elle me regarde exaspérée.
Moi: Je... je ne comprends pas ... Pourquoi ?
Je suppose qu'elle se demandait pourquoi est-ce que je l'avais si gentiement pris sous mon aile, il est vrai qu'autre fois je ne l'aurais pas fait mais je crois que j'ai envie de récupérer un semblant d'humilité que cette fichue célébrité m'avait volée.
Moi: Comme je te l'ai dit, j'ai vu toutes ces filles autour de toi te frapper et je ne pouvais pas te laisser agonisant sur le sol. En plus il fait maintenant nuit et tu aurais pu rester toute la nuit seule dans la rue et dans cet état.
Elle ne répond rien, surement pour économiser le peu de force qu'il lui reste, elle pose sa tête sur l'oreiller quelques minutes comme pour réfléchir à la situation. Après quelques instants de silence elle se relève, toujours aussi fébrile.
Elle: Merci pour tout, vraiment, mais je dois m'en aller.
Moi: Tu veux que j'appelle quelqu'un? Tes parents peut-être ?
Elle: Non merci, je vais me débrouiller seule.
Elle avance en se tenant aux murs pour ne pas tomber mais à mi-chemin elle s'arrête et se laisse tomber au sol. Je me précipite alors vers elle.
Elle: J'ai ... la tête qui tourne...
Je la prend alors dans mes bras pour la reposer sur le lit. Cette fois-ci elle ne debat pas. Je prends une serviette humide et la pose sur son front et vais chercher du désinfectant pour la soigner. Elle ne dit rien mais fait juste quelques grimaces lorsque le produit entre en contact avec ses contusions. Elle est pas mal amochée je dois l'avouer. Mais elle est obstinée car pour la enième fois, elle me répete qu'elle doit s'en aller alors qu'elle sait très bien que son état ne le permet pas.
Elle: Je dois partir, je ne peux pas rester ici.
Moi: Pourquoi?
Elle: Parce que c'est impossible c'est tout.
Moi: Bien sur que si c'est possible et tu n'es pas en état de partir.
Elle: Il est hors de question que je reste ici! Je vais rentrer chez moi!
Moi: Non, cette nuit tu restes là!
Elle: Pardon ?
Moi: Tu as très bien entendu, si tu veux je te prends même une chambre.
Elle: Attends mais où on est là?
Moi: A l'hôtel.
Elle: Ok, c'est très tentant mais non.
Moi: Ne sois pas bête. Tu sais très bien que c'est mieux pour toi. Restes ici cette nuit et demain matin, j'appellerai un medecin.
Elle: Ecoute, je n'ai pas besoin de tout ça. La seule chose que je veuille c'est que tu me laisse partir.
Moi: Tu as déjà essayé mais tu n'y est pas arrivé.
Elle: Mais là je me sens beaucoup mieux.
Moi: Alors vas-y essaies de te lever.
Elle me lance un regard hésitant, puis retente de se mettre sur ses deux jambes mais en vain. Il lui faut du repos. Je lui fais un sourire de vainqueur et elle n'y trouve rien à redire.
Moi: Bon, maintenant que tu as enfin compris que tu devais te reposer, je vais aller te faire couler un bain, ensuite tu iras dormir et seulement après avoir vu un médecin, je te laisserai partir.
Et sans attendre de réponse de sa part, je pars dans la salle de bain faire couler l'eau chaude. Je l'aide ensuite à marcher et la laisse ensuite se débrouiller seule. Oui, vous l'aurez compris, j'ai laissé mon esprit pervers ce soir. Etonnant non?
[ Fin pov Tom ]
La jeune fille se laisse aller dans l'eau presque bouillante essayant de se détendre un maximum mais ses muscles restent inexplicablement tendus. Elle se remémore ces inombrables scènes de violence aux quelles elle avait du faire face auparavant. Oui, ce n'est pas la première fois et surement pas la dernière. C'en était même devenu une habitude. Elle sait très bien qu'en restant ici, elle commet une erreure. Mais elle n'a guère d'autres choix.
Depuis son réveil, tout est beaucoup moins flou, elle peut désormais se rappeller de chaque détail, ce qui lui était assez difficile une demi-heure avant.
Elle se prélace dans son bain,ses muscles endoloris, essayant de faire le vide, de penser à autre chose que cette fichue journée, que les coups infligés par ces ignobles filles, que la colère qu'elle éprouvait envers eux. En effet, eux, elle les hait. Elle a si honte d'être dans leur hôtel. Elle a si honte d'être dans la salle de bain de la chambre du célèbre guitariste. Elle a si honte de profiter ainsi de son hospitalité. Mais elle sait qu'elle ne peut faire autrement. Elle n'a pas la force de bouger, de prendre ses jambes à son cou et de fuguer loin d'eux.
C'est avec peine qu'elle se retire de la baignoire, elle s'emmitoufle dans un épais peignoir et pénetre dans la chambre avec gene. Elle retrouve le dreadé dépliant le canapé clic-clac. Lorsqu'il remarque la jeune fille, un large sourire s'étend sur son visage. Sourire que celle-ci ne lui rend pas, aucune émotion ne peut se lire sur son visage et ça depuis bien longtemps.
Tom: Tu prends le lit, je dormirais sur le canapé.
La jeune fille ne répond rien, elle se contente d'aller s'asseoir sur le lit, elle le regarde installer plusieurs draps et couvertures sur le canapé devenu lit désormais.
Les lumières sont enfin éteintes mais les deux jeunes ne peuvent fermer l'oeil. L'un espérant percer le secret de l'autre et l'une voulant s'enfuir et redoutant le lendemain.
Dans cette chambre, on peut entendre les deux se retourner dans leur lit respectifs, ils cherchent désespérément le sommeil. Mais ils sont bien trop occupés à penser. A penser à ce qui se passe. Le pourquoi du comment. Situation bien étrange pour les deux. Ils se demandent de quoi demain sera fait et si il sera aussi dur à vivre que la veille.
Salut! =)
J'espère que vous avez passé un bon week end!
Voilà un chapitre plutôt long je trouve n_n
Mais il ne me plait pas beaucoup ...
Il faut du temps à mon histoire pour qu'elle se mette en place alors soyez patientes! ^^
Bisous, en espérant que ce deuxième chapitre vous aura quand même plu.